Goa Trip

Petit week-end à Baga Beach, Goa…

DSCN0985Goa est un État de l’Inde, situé sur la côte sud-ouest. Cette ancienne colonie portugaise est réputée pour ses plages paradisiaques, ses boites de nuit ultra-branchées et ses Raves Party Transe-Goa. Un week-end de fiesta et de farniente loin du brouhaha de Pune en perspective…

Mais in India, tout n’est pas toujours aussi simple…

Départ vendredi soir de Pune avec Maxime. Notre bus, un Sleeper hors d’âge arrive finalement avec à peine une heure de retard. Un Sleeper est un bus organisé comme un camping-car, avec deux étages de couchettes exiguës mais assez confortables. Le problème provient plutôt de l’état des suspensions du bus, des routes indiennes et des chauffeurs qui ne dorment visiblement qu’une fois tous les trois jours… Après 12 heures, secoués comme des pruniers, sur des routes de montagnes sinueuses et bordées d’angoissantes carcasses de bus éventrées, nous arrivons à Panjim, capitale de l’état de Goa, ou nous retrouvons Guillaume et Marjorie. Eux non plus n’ont pas fermé l’œil de la nuit. Après d’âpres négociations, nous trouvons un taxi pas cher pour Baga Beach.

Baga Beach est une plage paradisiaque : cocotiers, bar à cocktails, sable fin. Notre Guest House sur la plage est elle aussi à la hauteur : très bon marché, jolie et confortable…
le pied !

9 h 30, nous entamons nos premiers cocktails. Un Sex on the Beach et un Fuck me Quick  Après quelques autres cocktails agrémentés d’herbes locales et un bon massage ayurvédique, nous nous laissons tenter par un petit tour de Jet-ski. Ouais, rien que du style ! Mais après 10 minutes de bonheur, alors que j’attaque méchamment une vague bien velue à pleins gaz, une barque remplie de touristes indiens surgit de nulle part devant moi. Malgré mes dons de pilote inégalables et l’agilité du puma (mon totem), le choc est inévitable. À la faveur d’un réflexe de survie, j’ai coupé les gaz à temps. Le choc se produit quasiment à l’arrêt. Il n’y a aucun dégât, le pire semble donc évité. Après quelques autres vagues prises plus précautionneusement, nous retournons sur la plage.

À peine le pied à terre qu’un attroupement de locaux bien remontés nous encercle, inspecte les deux bateaux vétustes en repérant le moindre dégât.
Leur conclusion est formelle : si le bateau est rouillé, c’est de notre faute !

Après d’âpres négociations et l’arrivée de la police, deux jeunes hommes nous accompagnent au distributeur pour nous délester de 4000 roupies.

Le reste de la journée se termine sur la terrasse du bar à siroter des cocktails. Guillaume, qui fait un stage dans une entreprise d’import-export, tente de vendre ses « Smoothies » aux barmen locaux. Il réussit surtout à se faire payer des coups gratuits et fini complètement torché. Le soir, les paillotes se remplissent, les patrons sortent les enceintes et posent du gros Hip-hop sur la plage. Pris par un élan de confiance, je commande des Pomfret pour tout le monde. Le serveur revient avec 4 poissons délicieux. Mais pas des Pommes frites. Encore raté ! Entre temps, la plage a été envahie par des Indiennes en robe sexy et des petits bourgeois, venus de Mumbai claquer leurs roupies dans les boites branchées. Ambiance de folie  !!! Fatigués, alcoolisés et, ruinées, la soirée se passe plutôt calmement. Un dernier cocktail et au lit.

Le lendemain matin, nous louons des scooters pour faire le tour des plages. Road trip Baby ! Je n’ai pas fait 500 mètres que les keufs m’arrêtent et me prient de me mettre sur le côté afin de me soumettre à un contrôle d’identité. Simple formalité quand on a ses papiers, malheureusement pour moi, le permis indien indien je l’ai pas, ils ont donc menacé de m’emmener au commissariat. Je ne finirai pas menotté contre un radiateur mais soulagé d’un nouveau bakchich de 500 roupies. Le tour des plages est un pur moment de bonheur. L’arrière-pays, avec sa terre rouge, sa végétation luxuriante et ses églises portugo-hindoues à l’abandon, simplement magnifique. On traverse des villages pittoresques et on boit des canons dans des paillotes où il fait bon vivre.

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Le week-end est déjà fini. Retour à Pune, avec l’inévitable plan galère à attendre le mauvais bus pendant une heure. Ce genre de plan galère, systématique, est dû en partie à une spécificité indienne qui consiste à ne jamais dire non. À toute question, les Indiens répondent uniquement de leur étrange dodelinement de tête, ce qui n’est pas sans poser de problème d’ordre pratique quand on demande par exemple «Est-ce que ce bus va bien à Pune ?».

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Le retour se passe plutôt bien. Sur l’aire d’arrêt, le chef du mess refuse de me servir. Comme je commence à connaitre le coup, et que j’ai faim, et que je suis de mauvaise humeur quand j’ai faim, j’insulte le cuistot de tous les noms. Ça marche, il finit par me servir un fond de poulet immonde, probablement récupéré de la poubelle.

7 heures du matin, arrivées à Pune, une douche et au bureau !

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Quel week-end !

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